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Écrit par Sébastien PELTIER, Docteur ès Sciences, Faculté des Sciences du Sport de Grenoble
Pour vivre, l'homme a besoin d'énergie. Cette énergie est nécessaire non seulement pour maintenir nos fonctions vitales mais aussi pour nous permettre d'effectuer différentes tâches (se déplacer, penser...). Cette énergie provient de l'alimentation. C'est en effet à partir de la dégradation des différents macronutriments (glucides, lipides, protéines) contenus dans les aliments que nous produisons l'énergie. Cette dégradation, de même que la production d'énergie, nécessite également l'utilisation d'autres molécules appelées micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments...). De plus, en dehors de ce rôle dans la production d'énergie, les différents nutriments sont nécessaires pour d'autres fonctions essentielles pour l'organisme au cours de l'effort. C'est le cas, par exemple, dans les mécanismes de la contraction musculaire. Notre alimentation doit donc être adaptée à nos besoins quotidiens sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif.
Pour tous les sportifs pratiquant la musculation de manière régulière, l'alimentation quotidienne doit :
Figure 1. Origine de la production d'énergie au cours d'un effort d'intensité maximale en fonction du temps (D'après Le Gallais et al.)
Dans les premières secondes de l'exercice, la quasi-totalité de l'énergie provient de l'ATP directement disponible, puis de l'ATP re-synthétisée via la PhosphoCréatine (PCr). Si l'exercice se prolonge, la contribution de la glycolyse et enfin des oxydations mitochondriales qui possèdent un délai de "mise en route" plus important, augmente progressivement.
Les erreurs les plus fréquentes des sportifs pratiquant la musculation sont :
Þ De telles erreurs entraînent des conséquences néfastes pour l'athlète : déficiences en certains micronutriments, entraînements moins efficaces, récupération plus difficile, diminution de la performance en compétition, risque de blessures, fatigue accentuée, risque plus important de surentraînement...