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Conseils nutritionnels en ultra-endurance
L'alimentation de l'utra-endurant sur le plan quantitatif
L'alimentation de l'ultra-endurant sur le plan qualitatif
Répartition de la prise alimentaire chez l'ultra-endurant
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Pour vivre, l'homme a besoin d'énergie. Cette énergie est nécessaire non seulement pour maintenir nos fonctions vitales mais aussi pour nous permettre d'effectuer différentes tâches (se déplacer, penser...). Cette énergie provient de l'alimentation. C'est en effet à partir de la dégradation des différents macronutriments (glucides, lipides, protéines) contenus dans les aliments que nous produisons l'énergie. Cette dégradation, de même que la production d'énergie, nécessite également l'utilisation d'autres molécules appelées micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments...). De plus, en dehors de ce rôle dans la production d'énergie, les différents nutriments sont nécessaires pour d'autres fonctions essentielles pour l'organisme au cours de l'effort. C'est le cas, par exemple, dans les mécanismes de la contraction musculaire. Notre alimentation doit donc être adaptée à nos besoins quotidiens sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif.

 

1 - Nutrition et micronutrition au quotidien

Pour les adeptes de l'ultra-endurance, l'alimentation quotidienne doit :

  • respecter les grands principes de l'alimentation afin de répondre aux besoins physiologiques de base ;
  • être adaptée à la dépense énergétique induite par l'effort, au type de substrat utilisé pendant l'exercice (lipides, glucides, protéines) (figure 1), et tenir compte des pertes en eau et en minéraux (sodium, potassium...) contenus dans la sueur ;
  • être adaptée si possible aux caractéristiques des entraînements et des courses (en particulier, prendre en compte l'aspect traumatisant de certains parcours).

Les conditions environnementales comme la température extérieure ou le degré d'hygrométrie, le niveau et la fréquence de pratique seront également des éléments à prendre en considération.

Figure 1. Participation des glucides, lipides et protéines à la production d'énergie au cours d'efforts différents (D'après McArdle et al.)

Les erreurs les plus fréquentes des adeptes de l'ultra-endurance sont :

  • une tendance à limiter l'apport de lipides,
  • des stratégies nutritionnelles non adaptées au type d'épreuve (beaucoup d'athlètes ont en effet tendance à garder leur stratégie quelque soient les conditions),
  • des conditions environnementales trop peu prises en compte pendant l'effort.

De telles erreurs entraînent des conséquences néfastes pour le sportif : déficiences en certains micronutriments, entraînements moins efficaces, récupération plus difficile, diminution de la performance en compétition, risque de blessures, fatigue accentuée, risque plus important de surentraînement...

 


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