Conseils nutritionnels en VTT

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Conseils nutritionnels en VTT
L'alimentation du vététiste sur le plan quantitatif
Répartition de la prise alimentaire chez le cycliste
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Pour vivre, l'homme a besoin d'énergie. Cette énergie est nécessaire non seulement pour maintenir nos fonctions vitales mais aussi pour nous permettre d'effectuer différentes tâches (se déplacer, penser…). Cette énergie provient de l'alimentation. C'est en effet à partir de la dégradation des différents macronutriments (glucides, lipides, protéines) contenus dans les aliments que nous produisons l'énergie. Cette dégradation, de même que la production d'énergie, nécessite également l'utilisation d'autres molécules appelées micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments…). De plus, en dehors de ce rôle dans la production d'énergie, les différents nutriments sont nécessaires pour d'autres fonctions essentielles pour l'organisme au cours de l'effort. C'est le cas, par exemple, dans les mécanismes de la contraction musculaire. Notre alimentation doit donc être adaptée à nos besoins quotidiens sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif.



1 - Nutrition et micronutrition au quotidien

Le VTT de descente et le cross country exigent des qualités physiques différentes. En VTT de descente, la durée de l’effort est inférieure à 5 minutes. La discipline exige des capacités d’explosivité et de tolérance lactique élevées. En VTT cross country, la durée moyenne de l’effort est d’environ 2 h, à une intensité correspondante à 84% de la VO2max. En outre, plus de 80% du temps de course est réalisé au-dessus du seuil lactique. Le VTT cross country nécessite donc de bonnes capacités d’endurance.

Pour les vététistes, l'alimentation quotidienne doit :

  • respecter les grands principes de l'alimentation afin de répondre aux besoins physiologiques de base ;
  • être adaptée à la dépense énergétique induite par l'effort, au type de substrat utilisé pendant l'exercice (lipides, glucides, protéines), et tenir compte des pertes en eau et en minéraux (sodium, potassium...) contenus dans la sueur ;
  • être adaptée à la fréquence des entraînements et des compétitions tout en prenant en compte les besoins liés à l'activité professionnelle pour les vététistes amateurs et semi-professionnels.

Les conditions environnementales comme la température extérieure ou le degré d'hygrométrie seront également des éléments à prendre en considération.

Les erreurs les plus fréquentes des vététistes sont :

  • une alimentation souvent mal organisée et déstructurée du fait de l'association vie professionnelle - vie privée - vie sportive,
  • une tendance à limiter l'apport en lipides,
  • une diminution de la prise alimentaire trop importante pendant certaines périodes,
  • un ravitaillement trop tardif (en cross country) pendant l'effort >> fringales,
  • une hydratation souvent mal organisée,
  • des conditions environnementales trop peu prises en compte pendant l'effort.

De telles erreurs entraînent des conséquences néfastes pour le vététiste : déficiences en certains micronutriments, entraînements moins efficaces, récupération plus difficile, diminution des capacités physiques, techniques, tactiques et psychologiques induisant une diminution de la performance en course, risque de blessures, fatigue accentuée, risque plus important de surentraînement…


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